BIOGRAPHIE
Poésie crue, charnelle, vorace. « Se bouffer à penser » est une matière auto-dévorante qui cherche à se réapproprier les territoires de l’intime, du psychique et de l’urbanité. Raphaële écrit un recueil incisif et délicat, qui refuse les conventions pour inventer ses propres espaces poétiques, dans un cri féministe et lesbien. Un langage organique et viscéral, pensé pour vibrer pleinement sur scène.
En s’entourant d’une loop vocale et d’instruments de musique (guitare électrique, hang, guimbarde, derbouka, etc.), Raphaële, autrice, comédienne et musicienne, nous plonge dans un univers rythmé par une pensée poétique, musicale et sonore, au service d’un récit intime et charnel qui résiste à l’ordre social avec voracité, subversion, délicatesse et humour.
Terrain Vague : Entre les graviers et les ordures s’invitent les fleurs sauvages, les nids d’insectes et les gosses venus jouer en cachette. Sur ce terrain non défini, tout est possible. La pensée commence là, au cœur de ce petit bout de rien inquiétant où tout reste à inventer. Pour la compagnie, ce terrain est un refuge, un asile où la vie peut enfin décompresser et se mettre à raconter. Chaque comédien est potentiellement metteur en scène, susceptible d’amener une esthétique et une vision artistique qui lui est propre. La compagnie a besoin de croupir, de vaguer, de bondir et de laisser échapper, ensemble et à tour de rôle, sur ce terrain vague. Elle rit de l’absurde, du surfait, du poli, de l’efficace. C’est son bled, son endroit de ressource où elle puise sa chaleur, cultive ses odeurs bizarres et son désordre face à un monde froid, savonné et bien rangé.